
Dernière mise à jour : Lundi 31 Décembre 2012
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• né à St Omer (62) en 1979 • de 1997 à 1999 : suit les cours à l’Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois (41) • de 2000 à 2005 : suit les cours de l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Nantes (DNSEP avec les félicitations du jury) • 2003 : Diplôme National d’Aptitude Plastique •2005 : Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique, option Design-Environnement obtenu avec les félicitations du jury • affilié à la maison des artistes de Paris • depuis 2007 : expose dans divers salons et galeries et en permanence à la Galerie 49 à Saumur et à la Galerie Wagner au Touquet depuis 2011. |
« Rien n’est imposé, le chemin n’est pas tracé
car de toutes les façons et quoi qu’il arrive,
on ne dépaysage pas les gens. »
Abstractions paysagères
Choisir de peindre un paysage c’est aller sur le terrain d’une confrontation entre l’expérience du réel et les contraintes de l’espace pictural. Arnaud Talmant fait de cette confrontation son activité permanente produisant à chaque étape de nouveaux signes et de nouveaux systèmes de représentation. Ses paysages ne se donnent pas spontanément, il ne va pas de soi qu’ils existent d’emblée. Libre à chaque spectateur de les ressentir et de les appréhender en laissant le champ libre à l’instinct et l’imagination. Dans ses œuvres contrastent la profondeur des couleurs et la fragilité d’un arbre, unique repère figuratif, comme une clé pour comprendre l’abstraction. Cet arbre, lien minimaliste entre la terre et le ciel, capte l’attention pour mieux la détourner. Côtoyant des couleurs d’ocre et de terre, la nuance rouge interpelle car elle ouvre une brèche, une discontinuité dans l’homogénéité relative de l’ensemble. Elle s’individualise en une présence fortement suggestive qui s’enracine dans la réalité du paysage qu’elle ouvre à nos explorations. Malgré la surface plane du tableau, en quasi-contradiction avec les notions d’espace et d’environnement indissociables du paysage, il réussit par le jeu des matières à donner de la force à ses représentations. Ses reliefs nous parlent de la topographie dont ils dessinent les nervures. Des éléments géométriques puissants, formes incisives et volontaires, contrastent avec les affleurements de matière subtils et intuitifs, comme s’ils étaient mis en émoi par leur proximité. Aussi la meilleure manière d’aborder cet univers c’est en s’offrant à l’émotion qu’il dégage, la sensation première s’efface pour nous laisser apprécier ces paysages dans toute leur densité et leur intensité.
Emilie Bernier
Expositions :
2011
2010
2009
2008
2007
Scénographies :
2009
2006
2004
2003